| Home → Recorded Songs → 1972 → Quatre-vingt-quinze pour cent |
ENGLISH |
|
|
ITALIANO |
||
|---|---|---|---|
| Quatre-vingt-quinze pour cent | Ninety-five per cent | ||
| La femme qui possède tout en elle Pour donner le goût des fêtes charnelles, La femme qui suscite en nous tant de passion brutale, La femme est avant tout sentimentale. Main dans la main les longues promenades, Les fleurs, les billets doux, les sérénades, Les crimes, les foli’s que pour ses beaux yeux l’on commet La transporte, mais… Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s’emmerde en baisant. Qu’elle le taise ou qu’elle le confesse C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses. Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus. À l’heure de l’œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchèr’! S’il n’entend le cœur qui bat, Le corps non plus ne bronche pas. Sauf quand elle aime un homme avec tendresse, Toujours sensible alors à ses caresses, Toujours bien disposé’, toujours encline à s’émouvoir, Ell’ s’emmerd’ sans s’en apercevoir. Ou quand elle a des besoins tyranniques, Qu’elle souffre de nymphomani’ chronique, C’est ell’ qui fait alors passer à ses adorateurs De fichus quarts d’heure. Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s’emmerde en baisant. Qu’elle le taise ou qu’elle le confesse C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses. Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus. À l’heure de l’œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchèr’! S’il n’entend le cœur qui bat, Le corps non plus ne bronche pas. Les «encore», les «c’est bon», les «continue» Qu’ell’ cri’ pour simuler qu’ell’ monte aux nues, C’est pure charité; les soupirs des anges ne sont En général que de pieux menson(ges). C’est à seule fin que son partenaire Se croie un amant extraordinaire, Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus Ne soit pas déçu. Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s’emmerde en baisant. Qu’elle le taise ou qu’elle le confesse C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses. Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus. À l’heure de l’œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchèr’! S’il n’entend le cœur qui bat, Le corps non plus ne bronche pas. J’entends aller de bon train les commentaires De ceux qui font des châteaux à Cythère: «C’est parce que tu n’es qu’un malhabile, un maladroit, Qu’elle conserve toujours son sang-froid.» Peut-être, mais si les assauts vous pèsent De ces petits m’as-tu-vu-quand-je-baise, Mesdam’s, en vous laissant manger le plaisir sur le dos Chantez in petto… Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s’emmerde en baisant. Qu’elle le taise ou qu’elle le confesse C’est pas tous les jours qu’on lui déride les fesses. Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus. À l’heure de l’œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchèr’! S’il n’entend le cœur qui bat, Le corps non plus ne bronche pas. |
The woman who has got everything on her own To satisfy the pleasure of carnal encounters, The woman who sparks in us such brutal passions, The woman is first and foremost sentimental. Hand in hand on long walks, Flowers, sweet notes, serenades, The crimes, the follies committed for her lovely eyes Move her, but… Ninety-five per cent of the time, The woman grows bored while fucking. Whether she keeps silent or she confesses it It’s not everyday that you please her. The poor idiots convinced of The opposite are just cuckolds. When it’s time to make love She is often sad, poor thing! If she doesn’t hear the heart that beats, The body won't stir either. Only when she loves a man with tenderness, Always sensitive then to his caresses, Always receptive, always inclined to emotion, She grows bored without realizing it. Or when tyrannical urges seize her, When she suffers from chronic nymphomania, Then she is the one who gives her admirers Some rather damning moments. Ninety-five per cent of the time, The woman grows bored while fucking. Whether she keeps silent or she confesses it It’s not everyday that you please her. The poor idiots convinced of The opposite are just cuckolds. When it’s time to make love She is often sad, poor thing! If she doesn’t hear the heart that beats, The body won't stir either. The «more», the «it’s good», the «go on» She cries to pretend she's reaching climax, Are mere charity; the angels’ sighs are, In general, nothing more than pious lies. They only serve to make her partners feel Like extraordinary lovers, So that the stupid, vain cock perched upon her Will not be disappointed. Ninety-five per cent of the time, The woman grows bored while fucking. Whether she keeps silent or she confesses it It’s not everyday that you please her. The poor idiots convinced of The opposite are just cuckolds. When it’s time to make love She is often sad, poor thing! If she doesn’t hear the heart that beats, The body won't stir either. I hear plenty of remarks From those who sing the ode to Cythera: «It’s because you're clumsy, you're inept, That she always keep her cool.» Perhaps. But if you grow tired of these Look-at-me-I'm-fucking displays, My ladies, while you're busy at it Sing a little song under your breath… Ninety-five per cent of the time, The woman grows bored while fucking. Whether she keeps silent or she confesses it It’s not everyday that you please her. The poor idiots convinced of The opposite are just cuckolds. When it’s time to make love She is often sad, poor thing! If she doesn’t hear the heart that beats, The body won't stir either. |